Juliette Méadel, porte-parole du Parti Socialiste et Joël Carreiras, secrétaire national aux Transports 

Air France: chacun doit faire un pas vers l’autre

La situation économique d'Air France exige des réformes pour améliorer la compétitivité de l’entreprise et assurer l’avenir du transporteur aérien. C’est la raison pour laquelle le personnel d'Air France, et en particulier le personnel non commercial dit PNC (c'est à dire tout le personnel naviguant sauf les pilotes) a déjà consenti depuis des années de très sérieux efforts pour tenter de redresser la productivité de l'entreprise: réduction des effectifs avec des suppressions de postes, gel des salaires, augmentation du temps de travail sans contrepartie et enfin montée en puissance des filiales low cost. 

Le dialogue social a, certes, été mis à mal par les comportements scandaleux de quelques-uns mais ces images, qui atteignent l’image de la France à l’étranger, ne doivent pas décrédibiliser le combat pour l’emploi et pour la pérennité de l’entreprise, mené par l’essentiel des représentants des salariés. Toute violence physique est évidemment condamnable mais la violence sociale subie par les salariés au sol, ne peut être sous-estimée. 

Il faut donc bien reconnaître que le plan social avec la suppression de 2900 postes, tel que présenté par la direction actuelle est difficile à vivre, et suscite de légitimes inquiétudes que la direction d’Air France ne doit pas méconnaître. 

Chacun doit faire un pas vers l’autre: la direction doit tenir compte de la souffrance sociale des salariés les moins bien protégés de la compagnie aérienne. Les salariés, et surtout les pilotes, ne doivent pas fuir leur responsabilité et doivent jouer plus collectif. L’avenir d’Air France dépend de la capacité de ses principaux acteurs à co-construire une solution qui peut être économiquement ambitieuse sans être socialement injuste.

 

Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale en charge du pôle République et citoyenneté et Elsa di Méo, secrétaire nationale à la promotion et à l'action républicaine

Lutte contre le racisme et l'antisémitisme : la République ne connait ni races, ni couleurs de peau

En rappelant aujourd’hui que la République ne connaît pas de races ni de couleurs de peau, François Hollande a posé un acte fort contre le racisme et l’antisémitisme. 

Le lieu, le camp des Milles, était également emblématique, ancien camp de déportation géré par Vichy. Dans son discours, le président de la République a porté haut la défense des valeurs républicaines, en annonçant notamment sa volonté de voir d’ici la fin de l’année le racisme et l’antisémitisme devenir des circonstances aggravantes aux infractions.

La lutte contre le racisme et l’antisémitisme, la lutte contre toutes les discriminations et pour l’égalité est plus que jamais au cœur des valeurs de la gauche.

A chaque propos ou comportement raciste, c’est notre République et chaque républicain qui est attaqué. La lutte contre le racisme doit rassembler tous ceux qui portent les valeurs républicaines.

La responsabilité des femmes et des hommes politiques est de veiller à la défense de ces valeurs. Leur responsabilité est de favoriser le vivre ensemble, et non de diviser les Français. 

La responsabilité des politiques est de défendre ces valeurs qui font la France, et non d'en vanter une autre qui n'a de réalité que dans les fantasmes des plus extrémistes.

Pour les socialistes, la lutte contre le racisme et contre les discriminations constitue une priorité. Pour nos valeurs, pour la République.

 

Rita Maalouf, secrétaire nationale à l'Humanitaire et aux Droits de l'homme 

Condamnation des tags anti-islam à Béziers 

Le Parti socialiste condamne les slogans anti-islam tagués près de la mosquée de Béziers. Il souhaite que les coupables soient rapidement identifiés, jugés et punis. 

Le Parti socialiste rappelle que face à toutes les formes de racisme, une vigilance de tous les instants et une fermeté exemplaire sont nécessaires. 

Cet acte s’inscrit dans un climat délétère qui a vu depuis plusieurs mois les actes anti-islam se multiplier, la parole raciste se banaliser et les pressions s'accentuer à l’encontre de nos concitoyens de confession musulmane.

Le Parti socialiste réaffirme son attachement au vivre-ensemble et au principe de laïcité qui doit permettre à chacun, sur tout le territoire, d’exercer paisiblement sa liberté de culte dans le respect des institutions de la République.

 

David Assouline, secrétaire national à la Culture et à l'Audiovisuel 

Un nouvel élan pour la création artistique 

Le Parti socialiste salue l’adoption, ce mardi 6 octobre, en première lecture, par 297 voix pour et 195 voix contre, du projet de loi porté relatif à la liberté de création, de l’architecture et du patrimoine, qui pourra encore être enrichi à l'occasion de la navette parlementaire. 

Ce texte porté par la Ministre Fleur Pellerin, affirme la place de l'art et de la culture dans la République, relance l'éducation artistique, renforce la protection du patrimoine et apporte enfin une première réponse à la révolution numérique qui a bouleversé les pratiques artistiques et culturelles. 

Avec ce texte, les artistes sont mieux protégés et surtout mieux rémunérés par des règles précises et transparentes dans les secteurs musical et cinématographique. La diversité culturelle et la reconnaissance des pratiques amateurs sont désormais inscrites dans la loi.

Au-delà, ce projet marque notre volonté de défendre l’art et la culture, attaqués par tous les obscurantismes et extrémismes, remis en cause par ceux qui en France et dans le monde saccagent ou détruisent les œuvres, pourchassent ou tuent les créateurs. Le Gouvernement, en intégrant un amendement «Palmyre» pour l’accueil des œuvres en danger de vol ou de destruction, rappelle la valeur universelle et inaliénable de l’art.

La libre création des œuvres et la libre programmation des spectacles sont à présent des biens communs garantis par la loi. Ce projet de loi inscrit ainsi la liberté de création parmi les libertés fondamentales, au même titre que la liberté d'expression ou la liberté de la presse. 

Après l’inscription du régime spécifique des intermittents dans la loi, des arbitrages budgétaires enfin favorables et l’engagement de l’Etat à travers les pactes culturels avec les collectivités territoriales, ce texte concrétise un engagement du Gouvernement et de la gauche en faveur des artistes et de la création artistique.

 

Maurice Braud, secrétaire national à l'international et Philip Cordery, secrétaire national à l'Europe

Europe: Plus d’unité et de solidarité sont nécessaires

Invité, tout comme la chancelière allemande, à s’exprimer devant le Parlement européen, le président François Hollande a appelé l’Europe à ne pas oublier l’histoire, son histoire. 26 ans auparavant et pour la première fois depuis la chute du Mur, François Mitterrand et son homologue allemand se tenaient dans cette même enceinte, dans un moment où les réfugiés venaient de l'Est de l'Europe.

Aujourd'hui, l’Union européenne est à un moment clef. Les crises, économique et budgétaire pour la Grèce, des demandeurs d'asile et des réfugiés pour l'ensemble de l'UE, sont l'expression de lacunes et de carences de l'Union. Dans ce contexte, le Président Hollande a su développer une vision pour l'avenir, prévenant contre la peur et les replis identitaires. 

Ce discours de Strasbourg est un point d'appui pour ceux qui veulent une Europe forte, lucide sur ses erreurs, désireuse de progrès et de responsabilité. L’Europe doit mener le combat des valeurs qui sont à l'origine des Communautés puis de l'Union européennes, des valeurs d’humanité, de liberté et de solidarité. Elle doit aussi dresser le bilan de son fonctionnement et travailler à son redressement, à Athènes comme à Madrid ou dans les pays d'Europe centrale.

Il ne s’agit pas de remettre en cause les acquis ou d’ériger de nouveaux murs, mais de faire face aux différents défis. Les Européens doivent renforcer leurs coopérations, être unis et agir ensemble pour défendre leur modèle et leurs intérêts. Sur les accords transatlantiques comme sur d'autres sujets.

Voilà pourquoi l’avènement d’une politique d’asile commune et d’un gouvernement économique européen doivent être les premiers signes d’une unité et d’une solidarité retrouvées.