Elus PS: "Bagnères ne peut pas être son propre recours"

Isabelle Vaquié et Éric Dupuy ont balayé l'actualité municipale vue de leur siège d'opposants./Photo D. P.

Isabelle Vaquié et Éric Dupuy, élus PS de l'opposition municipale, ont tenu un point presse pour faire le point sur l'avancement de certains dossiers mais aussi tenir les Bagnérais au courant de leur travail au sein de la mairie: «C'est l'occasion aussi de balayer l'actualité et de faire le point sur des dossiers en cours ou à venir, mais on reste sur le local. L'école et les menaces de fermetures de classe ont été au cœur de cette communication et pour Éric Dupuy, la situation est grave: «L'organisation des écoles sur Bagnères et le territoire de la Haute-Bigorre est un problème. La gestion est municipale en termes légaux mais qui n'empêche pas la discussion avec nos voisins». Heureux d'avoir provoqué une commission de l'Éducation nationale afin de traiter le sujet avant le conseil, ils se félicitent d'une évolution dans la conduite des projets: «Cela illustre la méthode de plus en plus participative et c'est tant mieux. Sur l'école, il faut réfléchir à une organisation territoriale en raison de la diminution de la démographie. Pourquoi ne pas faire des classes à niveaux, cela marche très bien dans les villages. Aujourd'hui, nous allons travailler avec les parents et la population grâce à un groupe de travail, avant de revenir au conseil municipal. Il faut réfléchir à une sorte de carte scolaire afin d'assumer un service public de qualité».

«Une synergie avec la nouvelle intercommunalité»

Les deux élus ont également abordé le problème de la redynamisation du centre-ville et la réhabilitation de la gare. Si Isabelle Vaquié et Éric Dupuy ont voté pour, c'était «pour sauver le bâtiment mais pas pour ce qu'on va y mettre. Nous étions pour la restauration du patrimoine de notre ville mais pas pour qu'un cabinet médical entier déménage là. Nous, on voulait une maison de santé». Les élus ont aussi voulu parler de ce qui fonctionne et des idées qu'ils soutiennent, comme le jumelage avec l'Angleterre ou le projet de mise en place d'un office du commerce: «Ce sont des dossiers sur lesquels, si on nous appelle, nous serions ravis de travailler dessus, mais nous avons le sentiment de la mise en place d'une méthode de consultation, de concertation et nous espérons que cela s'étendra à d'autres projets». «Bagnères ne peut pas être son propre recours, Bagnères a son avenir dans la CCHB», insiste l'élue communautaire, tout en regardant vers la probable future «grande agglo» de Tarbes-Lourdes et Ossun: «Peut-être que Bagnères aura une synergie avec cette grande intercommunalité».

Delphine PEREIRA, la Dépêche.