Sarah Proust, Secrétaire nationale à la formation et Elsa Di Meo, Secrétaire nationale à la promotion et à l'action républicaine

Le sectarisme du Front national expliqué par l’ex-maire FN du Luc

Le Parti socialiste n'est pas surpris des déclarations de Patricia Zirilli, ex-maire Front national de la commune de Le Luc (83), expliquant les raisons de sa démission surprise.

Loin de mettre en avant de prétendus soucis de santé ou sa charge de travail, comme certains voudraient le faire croire, elle invoque en revanche le sectarisme d’élus municipaux moins préoccupés de servir les Lucois que de chercher «à augmenter leurs indemnités», moins intéressés à «défendre les intérêts de tous les habitants de sa ville» qu'à mettre en oeuvre les obsessions du Front national, par exemple en retirant le drapeau européen.

Elle évoque encore les «pressions» d’une équipe municipale qui lui reproche «de ne pas être assez FN», les attaques contre son mari ou encore la chasse aux sorcières exercée à l’encontre de l’entourage de l’ancien maire. Une ambiance délétère que l’on retrouve dans d’autres villes dirigées par l’extrême droite.

Peu à peu, c’est l’ambiance des scandales municipaux qui ont entouré la gestion sulfureuse des villes de Marignane et de Toulon par le Front national qui refait surface. En décembre dernier, le Parti socialiste dénonçait déjà cette politique dans «le Livre noir : 18 mois de gestion municipale par le Front national».

Jean-Christophe Cambadélis, Premier Secrétaire du Parti Socialiste

Décès de Claude Estier: la disparition d’une figure de l’histoire du Parti socialiste

Claude Estier s’est éteint à l’âge de 90 ans. Par cette disparition, le Parti socialiste perd l’une des figures marquantes de son histoire.

Résistant, journaliste engagé à Libération et au Monde notamment, militant anticolonialiste, écrivain et historien du socialisme: Claude Estier a, sa vie durant, participé aux combats de notre formation politique en embrassant les grandes causes de la gauche.

Nous n’oublions pas qu’il fut le fondateur de L’Unité, l’hebdomadaire du Parti socialiste, au lendemain du Congrès d’Epinay. Tout au long de sa vie politique, il marqua nos débats par son engagement, sa loyauté et sa plume.

Député et conseiller de Paris, il était devenu un visage de la «bande du 18ème» qui accompagna François Mitterrand au pouvoir et pesa dans la conquête socialiste de la capitale.

Elu sénateur en 1986, il avait animé la présidence du groupe socialiste de la Haute assemblée de 1988 à 2004.

Le Parti socialiste adresse ses profondes condoléances à sa famille et à ses proches. Il exprime son amitié à toutes celles et ceux, militants et élus, qui l’ont connu et partagent aujourd’hui la même tristesse.

Jean-Christophe Cambadélis, Premier Secrétaire du Parti Socialiste

Suppression de postes dans la fonction publique : la nouvelle course au chiffre du parti "Les Républicains"

Non content d’avoir supprimé 150000 postes dans la fonction publique entre 2007 et 2012, voilà que Nicolas Sarkozy propose aujourd’hui d’en détruire le double!

La première salve avait déjà profondément abîmé l’école de la République, en nous privant des talents de 80000 enseignants. Elle avait déjà fortement réduit la capacité d’action de nos forces de sécurité en nous privant des compétences de 13000 gendarmes et policiers.

La course au chiffre de suppression de postes qu’il nous promet aujourd’hui, menace tout simplement de détruire le service public.

Car 300000 postes supprimés, c’est un tiers d’enseignant-e-s et d’éducateur-trice-s en moins. 300000 postes supprimés, c’est un quart de médecins, d’infirmier-e-s et d’aides-soignant-e-s en moins dans nos hôpitaux. Lequel de ces deux services publics Nicolas Sarkozy choisira-t-il de saborder, pour espérer atteindre ses objectifs?

Voilà une droite lancée dans une nouvelle course au chiffre dont les services publics, et donc les Français, seront les premières victimes.

Philip Cordery, secrétaire national à l'Europe

Travailleurs détachés: le Parti socialiste se félicite d'un meilleur encadrement du détachement

Le Parti socialiste se félicite de la proposition de directive sur les travailleurs détachés présentée cette semaine par la Commission européenne. Elle vient renforcer le cadre juridique européen qui leur est applicable.

De fait, le nombre de travailleurs détachés en Europe ne cesse d'augmenter. Plus que jamais, la protection dont ils doivent bénéficier, tout comme l'encadrement du détachement, sont fondamentaux pour lutter contre les fraudes et les abus.

Si la libre circulation des personnes, des travailleurs et des prestations de services sont aux fondements de la construction européenne, le contournement, toujours plus sophistiqué, des dispositions juridiques qui encadrent le détachement représente une remise en cause de leurs droits autant que de notre modèle social.

Les propositions de la Commission, que porte la France depuis longtemps, vont donc dans le bon sens.

Ainsi, la consolidation du cadre juridique européen doit permettre d'affirmer le principe "à travail égal, salaire égal". Elle imposera aux donneurs d'ordre et maîtres d'ouvrage de ne faire appel qu'aux sous-traitants qui garantissent à leurs travailleurs détachés des conditions de rémunération conformes au droit. Elle entérinera le caractère temporaire du détachement, en le limitant à 24 mois.

Le Parti socialiste se félicite de ces avancées. Il continuera par ailleurs de défendre le renforcement de la coopération européenne en matière de lutte contre les abus et fraudes au détachement. A ce titre, il se réjouit que l'avant-projet de loi Travail prévoie de durcir les obligations des maîtres d’ouvrage pour leurs recours aux prestataires étrangers. Enfin, il poursuivra son combat en faveur de la révision de la directive européenne portant sur la coordination des systèmes de sécurité sociale.