Les Français ne se préoccupent pas encore des élections régionales. Pourtant, la campagne sera courte. Il y aura peu de temps pour faire comprendre les enjeux.

Les bilans des conseils régionaux sortants - presque tous à gauche - devront être explicités pour crédibiliser nos propositions pour l’avenir.

Il nous faudra aussi, analyser les tactiques et les programmes des droites et de l’extrême droite, pour faire apparaître ce que nous portons de différent, pour notre pays. Et sur ce point, nous pouvons relayer le point de vue d’A. Bergounioux.

Les politiques que mènent notre gouvernement, dans tous les domaines, ont pour ambition de moderniser la France sans la déchirer. Pour répondre aux défis de ce début de siècle, notre  pays doit se projeter dans l’avenir, en conservant le plus de cohésion possible. C’est une politique faite d’équilibres qu’il faut revendiquer, fortement, comme telle et qu’il faut lire à l’aune des réalités du pays.

C’est cet esprit qui a animé la réforme territoriale mise en place par l’actuelle majorité.

Il s’agit d’une part, de rationaliser l’action publique, en favorisant l’attractivité et la compétitivité de grandes régions à la taille d’une économie moderne, et, il s’agit d’autre part, d’assurer une meilleure solidarité dans les intercommunalités, dans les départements et dans les régions qui se trouvent renforcées dans leurs compétences pour le développement économique.

Voilà ce qu’il faudra répondre aux critiques de la droite et de l’extrême droite.

Anne Védère